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TéléramaSortir1 étoile

Ces oeuvres prêtées par de grands collectionneurs ou des musées européens, font de cette rétrospective un formidable événement à ne pas rater. L'exposition d'une grande rigueur, offre portraits, paysages, natures mortes aux carcasses de viande et lapins bien connus...

LE FIGARO1 étoile

Soutine le maudit fait saigner la peinture. La Pinacothèque de Paris rend hommage à l'artiste oublié de l'histoire de l'art en France. L'ensemble des tableaux exposés restitue d'abord le choc d'un génie tout de hâte et de fureur dans son travail de la matière et de la couleur à vif d'où surgit une peinture charnelle. Saignante. Conjugués au plafond bas du sous-sol et à la quantité des toiles présentées, l'éclairage intimiste et les tonalités sourdes des cimaises participent à l'oppression qui émane de l'oeuvre. Celle d'un artiste tourmenté, asocial et fragile.

Lunettes rouges1 étoile

Cette exposition à la Pinacothèque rend hommage à Chaïm Soutine de manière intelligente. Ce peintre n'a pas eu de grand exposition parisienne depuis longtemps, l'expressionnisme n'est guère "à la mode"; bien des toiles proviennent de collections privées et ont rarement été montrées.

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Chaïm Soutine

À la Pinacothèque de Paris, du 10 octobre 2007 au 02 mars 2008


Figure centrale du monde de l’art, mais pourtant le moins connu et le plus mystérieux des artistes de sa génération, Chaïm Soutine a fait l’objet d’une grande exposition à Paris pour la première fois depuis trente-quatre ans (en 1973 à l’Orangerie). Soutine arrive à Paris en Juillet 1913 et découvre alors un monde très différent de sa Russie natale. Il est rapidement assimilé au juif immigré, à l’artiste typique de l’École de Paris, avec tous les préjugés qui s’y attachent. Souvent considéré comme simple suiveur, il est intégré à la légende de Montparnasse en raison de son amitié avec Modigliani, dont il fut l’un des plus proches amis.
C’est en étudiant le portrait que Modigliani fit de Soutine, que Marc Restellini a décidé de faire cette exposition. Dans ce sublime portrait, il a découvert que le bel italien donnait à Soutine, le plus discrètement possible, une symbolique religieuse en le peignant avec la main gauche pratiquant la bénédiction des Cohen, cette famille des grands prêtres du Temple de Jérusalem.
Cette personnalité très particulière lui fait développer un art longtemps incompris, marginalisé, assimilé souvent à un artiste malsain, difficile, sur lequel tous les poncifs de l’antisémitisme ambiant viennent se greffer pour en faire un marginal dès son arrivée à Paris. Comme Modigliani, il a une carrière très singulière, entourée de légendes ; artiste maudit, il meurt sans être vraiment révélé sous son vrai jour. Encore aujourd’hui il ne reste de Soutine que l’image du juif émigré sur qui pèse tous les interdits d’une religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les stéréotypes antisémites.
Il était temps qu’une exposition rende hommage à ce grand artiste en mettant fin à tous ces clichés d’un autre âge. La Pinacothèque de Paris a souhaité montrer sous un jour nouveau le travail de cet artiste essentiel du début du XXe siècle, grâce à des prêts exposés pour la première, et vraisemblablement, la dernière fois.  

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