Vu à la Pinacothèque de Paris
One Jump
Al Gore, 24x30 cm
©Alex Majoli/ Magnum
Photos/ Festival de Cannes
Cécile de France, 70x110 cm
© Alex Majoli/ Magnum Photos/
Festival de Cannes
À la Pinacothèque de Paris
Du 15 novembre 2007 au 10 février 2008
« I will do it, but… only ONE JUMP ! »
Al Gore.
À l’occasion de son 60e anniversaire en 2007, le Festival de Cannes s’est associé à Magnum Photos pour produire ONE JUMP, une collection photographique unique et inattendue, la plus grande chorégraphie de personnalités du cinéma mondial jamais réalisée.
La Pinacothèque de Paris expose, en première mondiale, une sélection de 55 oeuvres photographiques représentant des célébrités comme Al Gore, Monica Bellucci, Fanny Ardant, Wim Wenders, Juliette Binoche, ou encore Marianne Faithfull, pour ne citer qu’eux.
Pendant les festivals 2006 et 2007, près de 120 artistes (réalisateurs, acteurs et auteurs) ont « décollé » devant l’objectif d’Alex Majoli, photographe de l’agence Magnum, dans une proposition inspirée de Jumpology, l’oeuvre culte du photographe Philip Halsman, publiée dans les années soixante. « Lorsque quelqu’un “jump” devant vous », déclarait ce dernier, « son attention est essentiellement concentrée sur son saut. C’est alors que le masque tombe ».
La présence des stars, leur confiance et leur respect envers le Festival de Cannes, faisaient de lui le lieu idéal pour un tel projet. Même dans cette accélération du temps où chaque minute est précieuse, même dans l’émotion d’une avant-première mondiale, tous les artistes se sont prêtés au jeu. Et comme réinventer l’oeuvre de Philippe Halsman exigeait de la spontanéité, il fallait un photographe capable de travailler vite. L’expérience d’Alex Majoli, un grand reporter habitué aux conflits mondiaux et à la vérité de la rue, fut déterminante.
« I will do it, but… only ONE JUMP » a dit Al Gore, happé dans un agenda réglé comme une horloge : sans le savoir, il a donné son titre à cette exposition qu’accueille la Pinacothèque. Un seul saut le plus souvent, parfois deux ou trois pour qui se prenait au jeu. Au coeur du parcours officiel des équipes de films, entre le passage devant 200 photographes accrédités, les interviews télévisées et la conférence de presse, le petit studio de la jumpology se transformait, le temps de l’exercice, en un sas de décompression, une aire de jeu, un moment d’enfance.
En fêtant les 60 ans de Cannes, ONE JUMP devient ce qu’est le Festival depuis toujours : une célébration des artistes qui font le cinéma.
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Hommage à Alexandra Boulat 1962 – 2007
La vieille femme
Réfugiée Afghane à Quetta au Pakistan. Octobre 2001
©Alexandra Boulat / VII
La main
Pakistan, Quetta, prière pendant une manifestation de réfugiées afghanes contre la guerre en Afghanistan. Septembre 2001
©Alexandra Boulat / VII
Vu à la Pinacothèque de Paris
Du 14 novembre 2007 au 15 décembre 2007
Elle avait commencé par la peinture. Après avoir fait les Beaux-Arts, et exposé un peu partout, en 1989, elle s’était décidée à suivre les traces de son père Pierre Boulat, photographe de Life.
Très vite ses images influencées par sa culture picturale ont été saluées et publiées par les plus grands magazines internationaux et lui ont valu les récompenses p les plus prestigieuses.
« C’est quelqu’un qui aimait l’action mais qui n’excluait aucun sujet. Elle avait du caractère et c’était une artiste qui voyait l’humanité derrière la tragédie. »
Elle a signé des histoires au long cours—l’Indonésie, le Maroc, le couturier Yves Saint Laurent—mais c’est la guerre l’essentiel de son travail.
Elégante, passionnée, Alexandra Boulat n’a cessé de parcourir les terrains de conflits. Elle est allé partout, en ex-Yougoslavie, Iran, Afghanistan, Irak, dans les territoires occupés par Israël. Elle photographiait la guerre sans aucune complaisance pour la violence. Elle nous faisait découvrir ceux et surtout celles qui ont tout subi, tout perdu et tiennent encore debout.
La Pinacothèque de Paris présente ici, en hommage à cette photographe reconnue pour la qualité de son travail et prématurément disparue à l’âge de 45 ans, quelques-unes des images qu’elle a réalisé pour raconter la société des femmes musulmanes. Victimes des guerres ou tenues en main par les institutions religieuses et révolutionnaires, elles sont tiraillées par l’influence de l’occident mais toujours soumises à suivre des consignes de morale stricte.
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Roy Lichtenstein : Évolution
© Estate of Roy Lichtenstein New York / ADAGP, Paris (2007)
© Estate of Roy Lichtenstein New York / ADAGP, Paris (2007)
© Estate of Roy Lichtenstein New York / ADAGP, Paris (2007)
Vu à la Pinacothèque de Paris
Du 15 juin 2007 au 23 septembre 2007
L’exposition présente du 15 juin au 23 septembre 2007 une sélection de 97 œuvres créées entre 1966 et 1997 par Roy Lichtenstein (1923–1997) qui, avec Andy Warhol, fut l’un des artistes les plus représentatifs du Pop Art américain.
Cette exposition, organisée par la Fondation Roy Lichtenstein (New York) et la Fondation Juan March (Madrid) offre pour la première fois une vision complète et inédite des différentes étapes du procédé de création de l’artiste.
Le commissariat général de l’exposition est assuré par Jack Cowart, Directeur Exécutif de la Fondation Lichtenstein (New York).
« Roy Lichtenstein : Évolution » révèle toutes les phases du processus de création de l’artiste à travers ses croquis, dessins, collages et maquettes pour finir sur un large choix de peintures et de sculptures. La plupart des oeuvres exposées n’ont jamais été montrées en France.
Cette exposition cherche à reconstruire dans leur intégralité les différentes étapes de création de l’oeuvre, de son idée à sa réalisation ultime. Elle montre l’évolution de la création, des sources d’inspiration jusqu’à la réalisation finale. Elle prouve ainsi la recherche incessante de Lichtenstein sur les différents supports iconographiques qui constituaient son univers. Il emprunte ainsi des voies qui semblent d’abord mystérieuses mais que le processus même de la création permet de révéler dans toute son évidence et qu’il développe sans relâche pendant près de quatre décennies.
Les œuvres, qui proviennent principalement de collections privées auxquelles se sont ajoutés des prêts documentaires de la Fondation Lichtenstein à New York, présentent pour la première fois les scénarios complets de la création.
On y découvre ainsi les sources de l’origine des oeuvres de Lichtenstein : des figures populaires du monde du dessin animé comme Dagwood, Tintin et Donald Duck, les héroïnes de bandes dessinées (pour les filles) comme Girl’s Romances, Heart Throbs and Secret Hearts, de véritables symboles classiques depuis le Laocoon aux paysages de Van Gogh ou de Cézanne, les baigneuses et les portraits de Picasso ou les nus et les intérieurs de Matisse ainsi que les nymphéas de Monet ou les colonnes sans fin de Brancusi. Figurent également d’autres aspects de l’histoire de l’art comme les paysages de la peinture chinoise, les natures mortes, les modèles de studio, les scènes d’intérieur. Autant de références au monde intérieur de l’artiste.
Enfin, sont présentées ses propres représentations si caractéristiques du monde ou encore ses références à ses propres dialogues. Autant de démonstrations de ce talent si personnel qui rendit populaire—au point de l’élever au rang de culture universelle—ces images aujourd’hui considérées par tous comme ouvrant sur de nouvelles lectures et de nouvelles perspectives.
L’exposition présente également un film réalisé par Roy Lichtenstein en 1970, commandé par le Los Angeles County Museum of Art dans le cadre d’un programme sur les arts et la technologie, développé entre 1967 et 1971 sur lequel les artistes et les industries de technologie ont collaboré.
Avec l’aide de Universal Film Studios, Lichtenstein a conçu et produit un film sur les paysages marins, directement lié à une série de collages sur le paysage qu’il a réalisé entre 1964 et 1966, et dont un exemplaire fait partie de l’exposition.