Au temps des Geishas

Les chefs-d'oeuvre interdits

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Keisai Eisen
1820
Museo delle Culture, Lugano
© Photo: 2014 Museo delle Culture,
Photo A.Quattrone

Tsukioka Settei (attribué à)
Images du printemps (Shunjo Gadai)
1710-1787
Museo delle Culture, Lugano   
© Photo: 2014 Museo delle Culture,
Photo A.Quattrone

Kitagawa Utamaro
Livre de lettres (Ehon Uikanmuri)
c. 1800
Museo delle Culture, Lugano
© Photo: 2014 Museo delle Culture,
Photo A.Quattrone

Utagawa Kunimaro 
Heureux débarquement à Nyogo (Nyogo
no shima engi no irifune)

1848-1858
Museo delle Culture, Lugano
© Photo: 2014 Museo delle Culture, Archive iconographique

 


L'Art de l'amour au temps des Geishas

 

© Pinacothèque de Paris

Dans le cadre de sa saison Art et Érotisme en Orient, et en complément de l’exposition Kâma-Sûtra, la Pinacothèque de Paris souhaite offrir au public une approche singulière de la vie et de la culture érotique au Japon à l’époque d’Edo (1603-1867). L’exposition L’Art de l’amour au temps des Geishas : les chefs-d’œuvre interdits de l’art japonais est la première jamais présentée en France sur ces fameuses estampes qui relèvent de tous nos fantasmes et de l’imaginaire extrême-oriental.

La prospérité de l’époque d’Edo favorise la naissance d’une nouvelle et riche classe bourgeoise dominante au sein des grandes cités japonaises : les chōnin (citadins). Ces commerçants, artisans, médecins, enseignants ou artistes affirment par le biais du mouvement culturel ukiyo-e une conception hédoniste de l’existence qui contraste avec la morale néo-confucianiste japonaise des classes guerrières dirigeantes. Le mouvement ukiyo-e, « images du monde flottant », est le fruit d’une réflexion esthétique et éthique sur le caractère bref et transitoire de la vie et où l’angle de la beauté féminine idéalisée et de l’imaginaire érotique prend une part prépondérante.

Les gravures polychromes représentant des belles femmes (bijinga) et celles érotiques - les shunga, « images de printemps » -, en sont les manifestations les plus significatives de cette époque. Elles connurent leur apogée durant l’époque d’Edo et sont le reflet du mode vie raffiné, luxueux et moderne de la classe des chōnin qui fréquente les théâtres, les quartiers de plaisir, organise des fêtes et revendique une existence tournée vers le plaisir et la satisfaction des désirs personnels. En parallèle de cette expression artistique, dont Kitagawa Utamaro, Utagawa Hiroshige ou encore Katsushika Hokusai furent les plus grands maîtres, la littérature devient elle aussi un mode d’expression de ce monde flottant grâce aux ukiyozoshi, les romans ukiyo.

Secrètement collectionnées en Europe par de grandes personnalités artistiques comme Gustav Klimt ou Émile Zola dès l’ouverture du Japon à l’Occident en 1868, les gravures ukiyo-e contribuent à la naissance et au développement du Japonisme à la fin du xixe siècle.

L’exposition L’Art de l’amour au temps des geishas : les chefs-d’œuvre interdits de l’art japonais propose plus de 200 gravures, photographies à l’albumine et objets de la vie quotidienne en provenance du Museo delle Culture de Lugano ainsi que d’autres grands musées publics et collections particulières de Suisse et d’Italie. Un ensemble d’œuvres modernes et contemporaines, planches de mangas et peintures, témoigne de la continuité de cette tradition érotique jusque dans le Japon contemporain.

Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque de Paris

 

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